La conférence «Promesses du millénaire», qui a eu lieu cette semaine à Montréal, nous révèle - encore une fois - des enfants par millions sur la planète, par milliers dans le beau pays du Canada et par dizaines dans mon propre village, qui manquent du nécessaire pour manger, se vêtir et s’instruire.
Bravo aux organisateurs de cette conférence! Félicitations aux participants! Mais, comme tant d'autres conférences, aura-t-elle des lendemains? L'émotion produite servira-t-elle à motiver des actions durables?
Notre société, soit disant civilisée, dépense des sommes considérables pour des armes de destruction de plus en plus sophistiquées et pour combien d'autres biens de consommation d'une utilité douteuse! Pourquoi tout cet argent n’est-il pas consacré au développement des énergies renouvelables et à l’éducation et la santé des enfants qui en sont privés? C’est devenu intolérable!
Et, dans la mesure où nous nous taisons, chacun de nous devient complice de la complaisance ou de l’inaction de nos gouvernements. Les propos et les appels des intervenants de cette conférence produiront-ils un écho dans nos maisons et dans nos débats publics? Combien d’entre nous poseront davantage de petits gestes de solidarité dans notre milieu pour contrer la misère?
Pour un, bien que souverainiste de longue date, je suis prêt aujourd’hui à lire le programme du parti Québec Solidaire et à vérifier si ses objectifs répondent mieux à mes valeurs et à mes aspirations. Combien serons-nous à le faire dans les mois qui viennent afin de nous préparer aux élections du printemps prochain? Agir, ça veut dire commencer par se remuer les méninges.
Michel Bourgault
11 novembre 2006